Préparer l'avenir / Présence N°211 / mai-juin 2012 L’enseignement agricole est reconnu pour la qualité de ses performances : une pédagogie en lien avec les secteurs professionnels concernés, des résultats remarquables aux examens et un taux d’insertion de l’ordre de 90% moins d’un an après l’obtention du diplôme. Mais pour demain ? Dans une société où les repères sont de plus en plus flous, les valeurs humanistes et religieuses souvent mises à mal et où l’excès d’information tue la connaissance, l’acte de former est essentiel. Il est et sera important d’être suffisamment éclairé pour discerner quel est le meilleur chemin pour construire un parcours de vie engagée et solidaire. L’enseignement agricole a la responsabilité de prép

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Préparer l'avenir / Présence N°211 / mai-juin 2012

Modifié le : 27/04/2012

L’enseignement agricole est reconnu pour la qualité de ses performances : une pédagogie en lien avec les secteurs professionnels concernés, des résultats remarquables aux examens et un taux d’insertion de l’ordre de 90% moins d’un an après l’obtention
du diplôme.

Mais pour demain ? Dans une société où les repères sont de plus en plus flous, les valeurs humanistes et religieuses souvent mises à mal et où l’excès d’information tue la connaissance, l’acte de former est essentiel. Il est et sera important d’être suffisamment éclairé pour discerner quel est le meilleur chemin pour construire un parcours de vie engagée et solidaire.

L’enseignement agricole a la responsabilité de préparer à des métiers qui ont une place primordiale dans notre société contemporaine. Ceux de la production agricole et agroalimentaire souvent perturbés par les fluctuations des marchés, doivent répondre aux défis de l’alimentation mondiale. Ceux de l’entretien et la conservation de l’espace, doivent veiller à préserver ces espaces de plus en plus convoités aussi bien par les urbains que par les ruraux. Ceux de l’accompagnement des personnes, indispensables dans une société où coexistent maintenant quatre générations et où les questions de santé et de prévention sont au coeur des préoccupations de chacun. Ce sont des métiers riches de sens, gestionnaires du vivant et porteurs d’éthique. Mais qui dit éthique, soutend risque d’interpellation.

Dans un tel contexte, la formation aux métiers de l’agriculture et du monde rural ne peut s’en tenir à la seule acquisition de connaissances. Il s’agit de préparer les futurs acteurs à gérer la remise en cause de leurs pratiques et les incertitudes, par une approche positive des changements, qu’ils soient voulus ou subis.

Face à de tels challenges, éducation et formation ont peu de place dans les débats politiques. La dette publique impacte tous les échanges sur l’enseignement agricole. Le séminaire des 3 et 4 avril derniers qui regroupait les responsables du ministère de l’Agriculture, du CNEAP et de l’UNREP, nous a démontré qu’il faudra plus qu’une action au fil de l’eau pour répondre à ces objectifs incontournables. Les solutions ne sont pas simples. Il faudra à chacun des acteurs beaucoup de discernement pour apporter les meilleures réponses. Le CNEAP entend être un partenaire loyal mais exigeant. Les réponses aux préoccupations éducatives des familles et à l’aspiration des jeunes impliquent une mobilisation de tous et une mise en équation de nos objectifs et de nos moyens. C’est à ces conditions que nous pourrons ensemble « préparer l’avenir »...