Le rabot ou le ciseau / Présence N°207 / Septembre - Octobre 2011   « Il nous arrive assez fréquemment de consacrer nos éditoriaux aux préoccupations du moment. Et celles-ci sont souvent en lien avec les conséquences de politiques budgétaires contraignantes. Parce qu’il est impératif de réduire la dette publique. Et la dette est aussi importante que son traitement est nécessaire. Dès lors, le choix des outils à utiliser pour la réduire s’avère plus que jamais essentiel. Mais tous les secteurs économiques et tous les acteurs d’une société ne peuvent être évalués de manière uniforme, pas plus que les remèdes pour lutter contre le mal ne doivent être administré

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Le rabot ou le ciseau / Présence N°207 / Septembre - Octobre 2011

Modifié le : 12/09/2011

 

« Il nous arrive assez fréquemment de consacrer nos éditoriaux aux préoccupations du moment. Et celles-ci sont souvent en lien avec les conséquences de politiques budgétaires contraignantes. Parce qu’il est impératif de réduire la dette publique. Et la dette est aussi importante que son traitement est nécessaire. Dès lors, le choix des outils à utiliser pour la réduire s’avère plus que jamais essentiel. Mais tous les secteurs économiques et tous les acteurs d’une société ne peuvent être évalués de manière uniforme, pas plus que les remèdes pour lutter contre le mal ne doivent être administrés à tous à la même posologie. Nous entendons parler de rabot quand il conviendrait pour l’éducation et la formation, de choisir le ciseau. Les deux peuvent ôter la même quantité de matière, mais pas de la même façon. Le premier réduit quand le second cisèle. Le premier requiert juste de la force, quand le second exige du doigté et de la maîtrise. Le rabot aplanit, quand le ciseau permet de former et que la force des coups qu’il reçoit tient compte de la finesse des reliefs que l’on veut imprimer à la matière. Tout est question de discernement, de volonté et de courage. De discernement pour ne pas céder à la facilité du traitement uniforme, de volonté pour préserver le secteur éducatif dont on sait que le temps n’est pas celui des marchés, du courage pour l’expliquer et pour imposer des choix pérennes. A la date de rédaction de cet éditorial, les effectifs de cette rentrée semblent confirmer que l’enseignement agricole persiste à être une réponse très pertinente aux préoccupations éducatives des familles et aux exigences de formation des jeunes. Et ce, malgré des réformes récentes dont une des visées était aussi de réduire la « voilure » du système. Avec l’aide des branches professionnelles de nos secteurs de formation, chacun des acteurs et des bénéficiaires de l’enseignement agricole, unanimement reconnu comme performant et efficace, devra veiller au bon choix de l’outil… »