Hommage à Gérard de Caffarelli / Présence N°206 / Juillet - Août 2011   « J’ai connu Gérard de Caffarelli à son arrivée au CNEAP comme président. Nous étions allés le chercher pour traverser la période difficile des années 1981 et l’épisode politiquement annoncé de la guerre scolaire. J’étais à l’époque secrétaire général du CNEAP. Il est resté président jusqu’en 1994. Dès le début il fut homme de courage, tranchant entre deux lignes de conduite, celle de la bataille contre le gouvernement et celle d’engager le dialogue pour vérifier si une négociation raisonnable était possible. Ce fut fait après la visite du 17 décembre 1982 auprès du Premier Ministre de l

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Hommage à Gérard de Caffarelli / Présence N°206 / Juillet - Août 2011

Modifié le : 27/06/2011

 

« J’ai connu Gérard de Caffarelli à son arrivée au CNEAP comme président. Nous étions allés le chercher pour traverser la période difficile des années 1981 et l’épisode politiquement annoncé de la guerre scolaire. J’étais à l’époque secrétaire général du CNEAP. Il est resté président jusqu’en 1994. Dès le début il fut homme de courage, tranchant entre deux lignes de conduite, celle de la bataille contre le gouvernement et celle d’engager le dialogue pour vérifier si une négociation raisonnable était possible. Ce fut fait après la visite du 17 décembre 1982 auprès du Premier Ministre de l’époque Pierre Mauroy, date de démarrage des travaux qui ont conduit aux deux lois de 1984. Gérard de Caffarelli a été un homme de rassemblement, de concorde, d’union, faisant mentir le proverbe « si vis pacem, para bellum ». Si l’on veut la paix, il faut d’abord aimer la paix et cette attitude n’est pas si fréquente. Il a été artisan de paix. Il a été aussi l’homme de l’engagement durable. Après avoir surmonté les obstacles jusqu’à l’aboutissement de la loi du 31 décembre 1984 apportant le contrat de participation des établissements agricoles privés au service public de l’enseignement agricole, il fallut encore beaucoup travailler pour obtenir le premier décret d’application, quatre ans plus tard en 1988 alors même que François Guillaume, ancien président de la FNSEA, était devenu ministre de l’agriculture. L’épreuve du débat avec les siens n’est pas la plus facile à vivre ; puis les combats ont continué pour obtenir l’application complète de la loi. Cet engagement est celui d’un militant : « Je suis un militant, disait-il dans notre magazine Enseignement Catholique Actualités. La question du militantisme est primordiale. J’appartiens à la génération qui a essayé de répondre aux grandes questions de l’homme et du monde qui change, influencé par la doctrine sociale de l’Église. C’est le fondement de mon engagement. La JAC a été déterminante, l’École d’Agriculture d’Angers, les Jésuites dont je suis ancien élève, aussi ». Souvenons-nous longtemps que plus qu’un chef, il a été le Premier de la Cordée, scrutant l’horizon, engageant le chemin, unissant les efforts des uns et des autres sur les voies de l’excellence pour atteindre le sommet. »