Gestion de crise et crise de gestion par Fernand Girard / Présence n° 199 / mai-juin 2010
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Il ne se passe de jours où les états liés au sein de l’Europe ne soient inquiets quant à l’évolution de leur dette, à la stagnation de la croissance, aux besoins de changement pour répondre à la nouvelle donne économique intérieure, continentale, mondiale et tenter d’adapter le modèle social tout en le préservant.
Le secteur éducatif est touché par la réduction continue des moyens imposée par l’État comme réponse à la crise. Cette réduction concerne particulièrement les emplois pour l’enseignement. L’enseignement privé sous contrat travaille déjà à flux très tendu : tous les moyens sont au service direct des élèves ; aucun « détachement » d’emplois ou de personnels vers d’autres structures ; les familles sont appelées à prendre en charge une partie des frais pédagogiques en substitution des obligations de l’État. La gestion de la crise par la seule réduction des moyens produit une crise de gestion des établissements et du service éducatif. Faut-il « redimensionner » le service éducatif : baisser le nombre d’heures de scolarisation des élèves pour faire des économies, fermer et ou regrouper des établissements mais il faudra payer les moyens de transport ou les internats pour scolariser, faire travailler plus les cadres de l’éducation sans augmenter les salaires ? Le « corps social et institutionnel » de l’enseignement catholique redoute les arbitrages budgétaires en cours pour préparer la loi de finances 2011. Mais il est plus combatif que découragé, conforté par ses résultats éducatifs et le soutien très large de l’opinion publique. On va en reparler souvent et ensemble avec vous, chères familles lectrices de « Présence ». |