Prenant sa place dans la succession des Congrès qui avaient été convoqués pour exprimer « nos références pour enseigner » (en 1998), pour « placer l’Europe au coeur de nos projets » (en 2000) pour « retrouver nos sources pour irriguer demain « (en 2002) ou « Avancer ensemble » (en 2006), notre congrès a pris pour thème cette année « Réussir ensemble », je devrais dire, pour être plus exact, « Réussir tous ensemble ». Réussir, malgré les difficultés qui sont notre lot depuis trop d’années, c’est notre ambition, et elle est légitime, car elle est au service des jeunes et des territoires. C’est une ambition humaine et éducative, fondée sur des convictions qui valorisent tout homme, et non une ambition d’être les meilleurs ou de ne réussir qu’avec les meilleurs. Oser écrire et dire « Réussir ensemble », c’est oser affirmer que c’est par la solidarité que nous y parviendrons. Cette solidarité, nous devons réinventer les moyens de la vivre tous les jours, en adaptant ces moyens aux circonstances du moment. C’est la solidarité financière grâce au fonds de solidarité que nous avons créé cette année. C’est la solidarité des moyens mutualisés dans le cadre d’une dotation terriblement insuffisante. C’est la solidarité qui s’exprime aussi par la non-concurrence entre nos projets, ou par l’attention bienveillante à chaque personne dans nos communautés éducatives. Par cette solidarité, nous sommes fidèles à nos valeurs fondatrices, et tout particulièrement à la première d’entre elles : la liberté solidaire. Cette solidarité nous sera encore plus indispensable demain, car si nous travaillons tous à ce que nos jours soient meilleurs, nous n’avons pas l’assurance d’échapper à des problèmes majeurs. Comme toujours nous n’en sortirons qu’au prix du réalisme et de la solidarité. Et si j’insiste sur la solidarité, c’est qu’il nous revient de la vivre comme le qualificatif de la liberté que nous avons été invités à redécouvrir lors de l’intervention d’Eric de Labarre, lors de la séance officielle du Congrès. Cette liberté, c’est elle qui justifie les mots d’initiative et d’autonomie, pointés comme mots-clés lors de la séance pédagogie et rénovation. Malgré les incertitudes, ce congrès devra demeurer dans nos esprits comme le congrès de la confiance : la confiance d’abord dans les jeunes, la confiance ensuite dans nos équipes, la confiance en nous, car si nous avons le devoir d’être prudents et de nous réassurer en permanence, nous n’avons pas à avoir peur. La confiance encore entre nous, et la confiance en nos projets puisqu’ils sont l’expression de notre confiance en l’avenir. |