Fêter Noël par Yvon Le Norcy Présence n° 196 / Nov-déc 2009   Les fêtes de fin d’année, comme disent « pudiquement » certains calendriers, méritent d’être appelées chez nous par leur nom : l’une est Noël et l’autre le Jour de l’An. Fêter Noël, pour certains cela consiste à se rassembler pour offrir ou échanger des cadeaux. Ce n’est pas négligeable, bien entendu. Mais c’est sans doute peu par rapport à ce que représente cette fête aux yeux de ce pour lesquel

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Fêter Noël par Yvon Le Norcy Présence n° 196 / Nov-déc 2009

Modifié le : 07/01/2010

 

Les fêtes de fin d’année, comme disent « pudiquement » certains calendriers, méritent d’être appelées chez nous par leur nom : l’une est Noël et l’autre le Jour de l’An.

Fêter Noël, pour certains cela consiste à se rassembler pour offrir ou échanger des cadeaux. Ce n’est pas négligeable, bien entendu.

Mais c’est sans doute peu par rapport à ce que représente cette fête aux yeux de ce pour lesquels une Naissance particulière est évoquée et fêtée ce jour-là. La naissance d’un bébé qui est venu donner sens à la vie des hommes. Une telle naissance renouvelée se fête en famille, et Noël devient donc une fête de famille, une fête pour les familles, aussi diverses soient-elles aujourd’hui.

Presque immédiatement arrive le Jour de l’An (nouveau), occasion de souhaiter à chacun – et de se souhaiter à soi-même – de « réussir » une belle année de vie.

Le temps des vacances « de fin d’année » - qui ne concerne pas que les élèves et étudiants – mais aussi beaucoup de parents dont l’activité professionnelle peut parfois ralentir à cette période, devient donc un temps de rassemblement, de ressourcement ; il devient une grande semaine de « vie de famille », parfois de vie en famille, au cours de laquelle, le soir du 31 décembre et peut-être sous une branche de gui (!), chacun va souhaiter à l’autre de réussir une belle année. Celui qui peut participer à la fête vit ce moment de l’échange avec plus d’intensité que celui qui recevra la traditionnelle carte de voeux, voire le message électronique ou le SMS de la nuit du Nouvel An.
Et bien je vous invite tous à imaginer que le Congrès du CNEAP des 17 et 18 mars 2010 sera une fête de famille de cette nature.

Nous nous rassemblerons en famille, de toutes générations, de tous statuts, réunis avec nos diversités et mettant pour quelque temps notre éloignement habituel de côté. Nous nous y offrirons des cadeaux, faits de nos apports individuels, locaux et régionaux à notre vie commune ; nous y formulerons nos voeux de « réussir ensemble » une – et même plusieurs – belle(s) année(s). Nous y ferons aussi la fête, car la convivialité sera au rendez-vous comme au moment de Noël. Nous nous y ressourcerons en y revisitant les sources de notre mouvement.

Bon Noël et belle année 2010, et faisons ensemble de notre Congrès un moment fort de cette nouvelle année.