|
Le français ne serait-il qu'un "italien de mauvaise humeur", comme le notait Jean Cocteau ? Sans entrer dans le commentaire pour vérifier l'à-propos de l'aphorisme, il faut bien reconnaître les multiples manifestations de mauvaise humeur des français en cette veille de vacances d'été.
Tout à trac, les prix, les salaires, l'Europe, les réformes, la peur du lendemain et, pour l'Enseignement agricole privé lié à l'Etat par contrat, les lois de finances qui ne respectent pas les lois en vigueur et l'absence d'une vision mobilisatrice.
Nous sommes tous bousculés par un monde qui change alors même que nous n'avons pas résolu les problèmes de notre passé collectif : poids de la dette publique, chômage, ... Quant aux "élites" qui doivent nous aider à anticiper et à désigner les chemins, elle paraissent en panne.
Reconstruire un modèle de développement est la tâche qui nous incombe pour répondre à ces défis multiples :
-
innovations et décloisonnement pour produire les biens et les services attendus. Parmi les services à proposer dans l'Enseignement catholique, le service spirituel des jeunes qui est tout autant une manière de servir qu'une manière d'annoncer.
-
savoir, sagesse et sens à lier dans l'acte de formation pour permettre à l'Homme d'aujoud'hui de discerner et de s'engager.
-
coopération et solidarité entre générations, entre professions, entre pays et pas seulement en cas de tsunami.
Faisons donc le pari de l'avenir pour changer d'humeur. "La première catégorie de la conscience historique, ce n'est pas le souvenir, c'est l'annonce, la promesse, l'attente", selon le philosophe Hegel. Il y a une Terre promise. On y accède par une voie étroite. Pour sa partie visible, elle a une "constitution" : les Béatitudes, une méditation pour ce temps de vacances.
|