Terre Nouvelle au Pérou Comme ils l'avaient annoncé il y a quelques semaines, la classe de BTS Productions Animales 2ème année du Lycée Terre Nouvelle de Marvejols (48) s’est rendue au Pérou en février 2007. Comme ils l'avaient annoncé il y a quelques semaines, la classe de BTS deuxième année option Productions Animales, du  Lycée TERRE NOUVELLE de Marjevols (48) s’est rendue au Pérou en février 2007.      font s

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Terre Nouvelle au Pérou

Modifié le : 30/05/2007

Comme ils l'avaient annoncé il y a quelques semaines, la classe de BTS deuxième année option Productions Animales, du  Lycée TERRE NOUVELLE de Marjevols (48) s’est rendue au Pérou en février 2007.   

Le groupe était composé de 14 étudiants accompagnés de trois professeurs, Daniel Buffière, le coordonnateur de filière et professeur de sciences économiques, Isabelle Ducrohet, la documentaliste et Philippe Rey, le professeur de français.
L’idée de ce projet est née il y a plusieurs années déjà lorsque le père d’Alteroche est venu plusieurs fois au Lycée expliquer la vie des paysans quechua de l’altiplano péruvien. Ce prêtre lozérien, présent depuis plusieurs décennies au Pérou, les engageait à venir sur place découvrir une agriculture d’un autre âge.

La promotion 2005-2007 a accepté le défi même si, en septembre 2005, ce type de projet a pu paraître pharaonique à bien des égards. Dans les 18 mois qui ont précédé le départ, il a fallu beaucoup d’énergie pour définir un projet structurant et réunir les moyens de le réaliser (32 500 €).

Ils ont finalement assigné 3 objectifs à ce périple :

  • la découverte d’un pays,
  • l’immersion culturelle en pays quechua
  • et l’aide humanitaire.

Les moyens nécessaires ont été réunis grâce à quelques partenaires privilégiés : mairie de Marvejols, Conseil Régional Languedoc Roussillon, Crédit Agricole mais surtout grâce au travail du groupe qui n’a pas ménagé sa peine pour organiser soirées, vendanges, vente de couronnes de l’avent, repas ….

Les élèves et leurs professeurs sont donc partis le dimanche 4 février 2007 pour arriver à Lima, capitale du Pérou après une escale à Caracas au Vénézuela le lundi 5 février. ils ont ensuite pris le bus pendant 21 heures pour monter sur l’altiplano en commençant par un temps d’adaptation et de découvert de la culture Inca à Cusco (3 400 mètres d’altitude) capitale de l’empire Inca et en visitant le site archéologique du Machu Picchu.

Après 6 nouvelles heures de bus, ils ont rejoint Puno et le lac Titicaca (3 790 mètres d’altitude) le samedi 10 février. Ils sont arrivés à Langui (4 000 mètres d’altitude) pour la partie d'immersion culturelle le dimanche 11 février. Ils se sont regroupés en binômes et sont partis à pied dans les communautés villageoises pour une semaine « chez l’habitant ».

Cette partie du séjour nous a permis de vivre le quotidien des campesinos. Ils vivent dans de petites maisonnettes construites en adobe (mélange d’argile et de paille) et recouvertes de tôle pour la plupart. Il n’y a ni isolation ni chauffage. Le feu est allumé 3 fois par jour pour préparer les repas ; le combustible est de la bouse de vache séchée car il n’y a pratiquement pas d’arbre à cette altitude. Les repas sont bouillis et composés de riz, de maïs, de pommes de terre principalement. Chaque famille élève un petit troupeau de brebis, alpagas et vaches qui fournissent lait, viande et laine.

Les travaux des champs sont manuels et la terre est retournée à la force des bras grâce à une sorte de bêche qui demande beaucoup d’efforts. Tous les adultes mâchent la feuille de coca qui leur permet d’atténuer la fatigue et donc dévoir plus d’ardeur au travail.

En ce qui concerne l’aide humanitaire, ils ont apporté des médicaments, des vêtements et des chaussures que nous avons confiés au dispensaire de Santa Rosa. Il faut dire que le Pérou n’a pas de sécurité sociale et que donc rien n’est remboursé.

Grâce à l’argent économisé du fait qu'ils ont vécu chichement, ils ont acheté un fauteuil au dentiste de Layo qui n’avait qu’une pince pour extraire les dents ; une pouponnière à la maternité de Langui car il n’y a pas de chauffage. Ils ont également donné de l’argent à quelques prêtres pour des besoins urgents de quelques familles.

Ils sont repassés à Lima au retour et ont visité un bidonville de cette capitale de 8 millions d’habitants qui est au bord de l’océan Pacifique mais aussi d‘un désert de sable très aride. Il y a beaucoup de misère, il fait très chaud, il ne pleut presque jamais mais il y a un exode massif des campagnes vers cette ville. Chacun a espoir de trouver un petit boulot et de gravir l’échelle sociale ce qui n’est  pas possible si on reste à la campagne. Il y a beaucoup à faire pour nourrir et instruire les enfants en bas âge livrés à eux-mêmes.

Ils sont revenus en ayant pris conscience de l’écart de développement entre deux continents. Ils restent abasourdis par le travail qui reste à faire pour améliorer les conditions de vie aussi bien des campesinos que des citadins. Ils comprennent mieux l’envie de beaucoup d’entre eux de tenter de partir aux USA via le Mexique même si le risque est grand d’un retour forcé au Pérou.

Pour plus d'informations :

Visitez le site internet du LEAP Terre Nouvelle de Marvejols (48)
http://lycee.terrenouvelle.free.fr

Pour en savoir voir l'article du 02 janvier 2007